‹ Jules LaurensChapitre 150 sur 230 · ALBUM DE LA GALERIE BRIIYAS · texte numérisé non relu

ALBUM DE LA GALERIE BRIIYAS

* 24° Velléda, par Caban el.

2ù^ L'Ange du soir, par le même.

* 26° La Fileuse, par G. Courbet. Ce tableau était, au dire de Paul

Mantz, le meilleur que Courbet ait exposé au Salon de 1853 : (( ce n'était qu'une étude, le portrait d'une jeune servante d'auberge qui s'est endormie auprès de son rouet ». La " bonne lithographie » de J. Laurens contribua à le populariser.

* 27'^ Le Banc d'église, par F. Bonvin. 28° Tête de Christ, par Marcel Verdier.

* 29° Giroflées et chrysanthèmes, par Jules Laurens lui-même ; ne

croyant pas devoir se dérober aux instances amicales de Bruyas, il fit violence à sa modestie pour comprendre une de ses oeuvres originales dans une collection si rare.

30<^ Femmes de Terracinc (?), par Jules Didier.

Naturellement la publication de cet Album fut l'occasion de nouveaux bavardages sur les relations existant entre Jules Laurens et Alfred Bruyas. On prétendit encore que tout le travail du lithographe et l'édition entière avaient été payés par le collectionneur : Jules Laurens eutbeau^'en défendre, il ne put arriver à faire prévaloir la vérité. J'ai donc insisté encore sur ce point, au risque de me répéter : Bruyas ne commanda et ne paya rien, si ce n'est les exemplaires qu'il prit pour son compte, comme aurait pu faire n'importe quelle personne moins intéressée que lui dans cette affaire.

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Des recueils autres que ceux qui ont déjà été cités ont encore recueilli des lithographies de Jules Laurens. Ênumérons-les rapidement, sans hélas!

avoir la certitude de les connaître tous. Tout d'abord, les Galeries modernes contiennent Un déjeuner en ville

LITHOGRAPHIES DANS DIVERSES COLLECTIONS. 23o

(n*' 11), d'après le tableau de Decamps qui faisait partie de la colloction du baron Michel de Trétaigne. Puis, l'album de V Exposition française de Londres (1855) présente, sous le n° 3, un Paysage, effet du m«/m, d'après la toile de Théodore Rousseau. Les Souvenirs d'artistes montrent d'autre part {n° 216) des Vaches d V abreuvoir, dont l'original était do Charles de Tournemine. La maison François Delarue lança dans le commerce Le Peintre de paysages. \A se trouvent une série de planches aux deux crayons dues à Finfatigable labeur de notre lithographe. Ce sont les no* 1 (d'après Karl Girardet), ?, (d'après Louis Cabat), 6 (d'après K. Girardet), 7 (d'après Troyon), 8 (d'après Th. Frère), 11, 14 (d'après K. Girardet), 15, 17 (d'après Frère), 19 (d'après Girardet), 24 (d'après E. Lemmens), 26 (d'après Frère), 27 (d'après Lemmens), 29 (d'après Ziern), 30, 31, 32 (d'après Girardet) et 36 (d'après Rosa Bonheur).

Dans la collection des Artistes suisses, éditée par Wild, Jules Laurens donna encore U Entrée du bois, d'après Karl Girardet; CEiger, d'après de Meuron.

La Société des Amis des arts de la Moselle, aux expositions de laquelle il prenait part, lui commanda, en 1866 et 1869. deux planches dont les épreuves devaient être distribuées à ses membres : Le Cuirassier blessé, d'après Th. Dovilly, (cette estampe figura au Salon de 1867), et un Atelier d'armurier, d'après Em. Faivre.

Il publia enfin, dans La Vie à la campagne. Les Burons du Mont-Dore {Auvergne) et utilisa pour cela un de ses dessins originaux.

En dehors de toutes ces planches qui forment collection ou qui rentrent dans des séries connues, dans des cadres déterminés, il y en eut encore bien d'autres, dont je me contenterai de donner une simple liste, sans avoir la prétention d'être complet. Malgré la sécheresse et l'ennui de pareilles nomenclatures, elles sont utiles à dresser, ne serait-ce que pour

234 LITHOGRAPHIES d'aPRÈS DIVERS ARTISTES.

donner une idée suffisante de l'activité de l'artiste. On observera que je no rappellerai plus aucune des pièces qui, pour une raison ou pour une autre, ont trouvé l'occasion d'être déjà citées.

Jules Laurens lithographia donc un sujet d'Hong-Kong, en couleurs, dessiné par le comte Andrasi; d'Andrieux, une Chasse aux lapins; le portrait du chanoine Bernier, ancien supérieur du petit séminaire de Mongazon et ancien vicaire général d'Angers, d'après le dessin de l'abbé Bariller; deux toiles de J. Benner, Pendant la tempête. Femmes de pêcheurs à Capri et Après Vorage. Retour des pêcheurs. De Bonington il reproduisit au moins plusieurs planches (1). car il avait pour cet artiste, pour ce grand ami de la nature, une admiration profonde qu'il étendait à ses productions lithographiques. Dans une lettre qu'il écrivait, le 9 juillet 1861, à son intime Alfred de Cuzon, il annonçait qu'avec son frère Bonaventure il avait eu l'heureuse fortune de a rafler » d'anciennes pierres du maître, qui, mises sous presse, donnaient encore les chefs-d'œuvre du genre. « Je conserve, ajoutait-il, pour ma part, une vue d'Edimbourg, réellement éblouissante de lumière. »

Continuons notre énumération. De Boutibonne, il donna une Phryné. qui compose une grande planche éditée par Goupil et C'". De Gabanel, un François d'Assise ou Moine romain (une épreuve figura au Salon de 1864), puis une très grande planche, Thamar. De Galame, une suite de douze paysages, qui portaient la date de 1844 à 1848 et dont plusieurs avaient été exécutés à Rome : quatre de ces estampes se virent encore au Salon de 1870. De même il exposa à celui de 1866 une magnifique Chloé, couchée nue sous l'ombre des bois et jouant avec deux chevreaux, d'après Goessin-Delafosse; en 1876, le Soir, d'après Corot. De Decamps, pour lequel de très bonne heure il avait ressenti une grande affinité et qu'il estimait au plus point, il lithographia Le Lac. Une épreuve exposée fut justement remarquée par M. Philippe Burty, auteur d'un article La GravuT" du Salon de lH6ù. publié par la Gazette des Beaux-Arts.

(1) Deux ont été- signalées ci-desBus, p. 199, a" 2, et 2(K), n° 1.

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