EAUX-FORTES POUR LA SOCIÉTÉ DES AQUAFORTISTES
de vache accroupie, qui, exécutée en Auvergne, fut jugée digne d'être exposée en permanence au Musée de Carpentras, et pour la deuxième fois la Batteuse de beurre (tirage fait par Sarazin); en 1863, En Provence (charrette dans un chemin creux) ; en 1864, En Auvergne (fleurs et roseaux au bord de l'eau, avec la date de 1860 dans le cuivre).
Cette même année 1863, il présenta au Salon une Étude de canards, faite pour la Société des aquafortistes, toujours d'après ses dessins d'Auvergne, notamment une très belle aquarelle du Musée de Carpentras. Elle fut comprise, avec le titre de Canards sauvages , dans le premier volume des Eaux-fortes modernes publiées par la Société des aquafortistes, imprimées chez A. Delâtre et éditées par A. Cadart et C*.
L'année suivante (1864), .Jules Laurens succéda à Jacquemart pour la composition et la gravure du frontispice au nouveau volume de la Société. Il utilisa encore une de ses aquarelles é'AvLVQvs,i\Q,SurleBurnndou, qui fut donnée en 1898 au Musée de Clermont-Ferrand. I,'épreuve mérita d'être exposée au Salon, avec une autre eau-forte de Nature morte.
Voici d'ailleurs l'énumération des planches qu'il donna à la Société des aquafortistes, en plus de ce frontispice :
i^ Canards sauvages (n» 13) déjà cités. Selon le critique de la Gazette des B eaux- Arts (i), Jules Laurens s'est «rarement montré plus fini);
2*^ Sous les murs de Téhéran {Perse) (n^ôl). Le sujet représente l'arrêt d'une caravane près de vieilles tours à demi éventrées; les chameaux ont été déchargés, un voyageur fait le guet pendant que les autres reposent;
30 Sommets d'Auvergne {iP 93), avec trois aigles volant d'un vol magnifique au-dessus des pics et des pions dénudés;
4*^ Pies sous bois (n» 153), dans la forêt de Fontainebleau, sautillant et voltigeant autour de troncs d'arbres abattus ;
(1) T. XrV(l-i63), p. 191, !9 .
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