PENSÉES A PROPOS DES FEMMES
J. J..., abat les mots de ses phrases comme une corneille abat des noix. — Un Omphale du pinceau, G. B..., a pris en atelier le boudoir de Mii^ N... de la Comédie-Française, pour y peindre, en véritable Hercule de l'art, un Hercule filant aux pieds d'Omphale. «Mais, à côté, il y a de jolis tableaux que j'aimerais rappeler, s'il ne fallait me hâter.
Citons encore, dans le même genre : Au jour le jour. Pensées, pubhées dans le Conciliateur, au mois de novembre 1863; les Réflexions et maximes d'un porte-monnaie, parues dans le Journal de Montpellier en juillet 1867, et surtout : Sur mon carnet. Pensées à propos des femmes, ha série de ces dernières réflexions commencée dans le Journal de Montpellier en 1866, se continua en 1867 et 1869; elle fut reprise dans La Petite Reçue, en septembre et octobre 1882. Jules Laurens s'y montra plus âpre, plus satirique. Donnons-nous quelques exemples ? En voici : « Telle charmante femme, pour tous un bouquet de fleurs et de grâces, une déesse, une gloire, un monde d'adoration et de convoitises, n'est pour son mari... qu'une migraine. — Tant de belles phrases de correspondance amoureuse ne sont, la plupart, que le fait d'un poète, d'un Httérateur, d'un artiste improvisé et inédit, qui, trouvant au moins un lecteur, place de la copie. — Vous avez frémi devant ces scènes de la faim et de la haine entre fauves et reptiles, si terriblement expressives dans les bronzes du sculpteur Barye! Elles ne contiennent pas plus de férocité et sont moins cruelles que les marivaudages humains entre coquettes et jaloux. — Voulant plaire à une femme galante ou coquette, ne cherchez pas de moyen plus sûr et plus rapide que celui-ci : simplement prendre inscription sur ses tablettes et laisser se faire en elle l'immanquable ennui des autres. — Il en est pour moi de l'intérieur des cœurs comme de celui des maisons. J'y aime assez le tête-à-tête. Dès qu'il y a foule, je me retire. — La modiste, le confesseur, l'amant; voilà, chez la plupart, toute la femme. » Et pour finir : « Moralité. L'homme s'agite; la femme le mène. »
Dans ce genre de publications, il y aurait encore à citer d'autres Pensées. Sur mon carnet, insérées par le Journal de Montpellier en 1870; Sur mon carnet. Réflexions d'un électeur qui ne cote pas, accueillies par Le