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ble de blanchissago à la vapeur, comme cela se pratique sur une grande échelle en Californie. En peu de temps, il se trouva à la tête
d’un établissement important, dont les pro-
fits lui donnèrent l’espoir de réaliser, après :
une année ou deux de travail, une somme assez forte pour lui permettre de retourner dans
son pays et de faire honneur à ses affaires.
Sa part d’héritage de famille lui étant échue alors en Canada, il ne voulut en profiter que pour satis'aire au désir qu A avait uniquement à cœur depuis son départ : : illa fit remettre
entièrement entre les mains de : ses créanciers.
C est vers cette époque qu ’eut ln un sine
gulier incident de sa vie californienne.
Il revenait un jour de SL les placers
J. B. LIVERNOIS. “ve
N ; mme cela d or dans les Free dé la Sierra Nevada, . 1 n Califor. À et cheminait tranquillemént à cheval au fond Le ? à la tête j d’un immense ravin profondément encaissé an re : 4 les pro- milieu de rochers à pic et tout boisés. Ce LE | ser, après + | défilé était” infesté par les voleurs qui 7 don 4 mme as- naient rendez-vous pour épier le passage des « 1 ‘ner dans 4 mineurs rs chargés d’or à leur retour des mines, | i Ge ne moment où il traversait l'endroit le plus Le : ï ut éshne dangereux, il vit venir vers lui, à l'extrémité > î iter que dela passe et suivant le même sentier étroit, Î quement un cavalier, vêtu d’un ample manteau, et por- : remettre tant un lârge chapeau à l’ Espagnol. Fe | éanciers. Il ne douta pas que ce ne fût un brigand, | | ou et sondant ses pistolets à l’arçon de sa selle, | \ ‘ il en fit jouer les batteries poÿ s assurer de PUR | LL leur état, et s avança lentement, prêt à toute " : | | placers
.éventualité. Au moment de la rencontré, il
rangea sa monture à gauche du chemin, le long d’une futaie touffue, afin de forcer son ennemi à passer à sa droite en cas d’ane lutte et conserver ainsi l'avantage en donnant à sa: main droite toute liberté d’action. L étranger s'avançga jusqu "à une vingtaine de pes ; mais
au lieu de PAseeE outre, il s ’arrêta et attendit.
Après quelques minutes d'arrêt, voyant notre voyageur bien Aécidé à ne pas. bouger, il fit mine de passer ; ;. mais au moment où les deux montures se.croïisaient, il s’arrêta court
| en face de Livernois et le fixa attentivement.
Celui-ci mit la main à lun de ses pistoléts.
de. " : A Foi me ue its l'étage où
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‘une lutte.
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j'étranger as ; mais attendit.
b, voyant s. bouger, ent où les rêta court itivement. stoléts.
route qui
| a vous y serez dans six heures de
} AR repartit l'étranger en ‘continuant : 60e à le regarder fixement.
2 Vous n’êtes pas Anglis ni Américain, reprit-il en souriant ; je le vois à votre accent et à votre physionomie 4
le même ton 3 pour moi, je suis Canadien.
—Canadien ! fit le de en trahissant une légère surprise, —et d’où ?
| 1 Montréal.
LA
LY à Et moi aussi, mon ami, je’suis Canadien
de Montréal, et de plus, je suis prêtre et mis-
sionnaire | À ces mots, les deux nouveaux
amis se jetèrent das les bras l’un de l’autre.
\ÿ vous non plus, répondit Livernois sur ‘
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