TURGY
C'est-à-dire que le franc divorce serait cent fois préférable, plus moral et plus généreux. Car ce divorce mixte dont tant de maris, sans te compter, jouissent avec plénitude, les femmes en ont l'abandon, les tristesses, les affronts, et n’en ont pas la liberté.
JULIE
DE CAUBRE.
Oli! la liberté! la liberté! Il y en a pas mal qui la prennent, allons!
TURGÏ.
Et celles qui no la prennent pas I II y en a bien encore quelques-unes, jo sup()osc. Quel est leur sort, à celles-là?
DE CAUDBE.
Bahl des idées à toi, tout ça... Voyons... parle franc... Estce que Julio se plaint ?
TCBGY.
Tu sais qu’elle est trop Gère et trop sage pour se plaindre; mais si tu no vois pas qu'elle souffre de plus en plus, à mesure que tu te gènes moins... tu es vraiment trop distrait.
DE CAUBRE.
Elle soulîre, mon ami, elle souffre.. . sans doute elle souffre! Toutes les femmes souffrent, lu sais... C'est leur profession...
■•«âMii.) C’est leur prétention, du moins... et les plus parfaites n’échappent pas à ce travers;... mais franchement, si Julie n’était pas heureuse dans sa situation, il faudrait y renoncer.
Ma conscience à cet égard est («irfaitement tranquille... J’ai travaillé quinze ans de ma vio pour tripler ma fortune et contenter ses goùts,les miens aussi, c’est vrai., mais enfin... Julie, comme • toutes les femmes, aimait violemment le luxe, les fêtes, les spectacles, les chevaux, les diamants... elle a tout cela... elle en regorge... elle en a plus qu’elle n’en peut [xtrler... C’est apparemment ce qui la fait souffrir I
\CT\i P[U*MIKR.
TURG V.
Les femmes aiment tout cela, c'est vrai, mon cher, mais il y a quciquo chose qu'elles aiment ctieore davanlago.