ACTE PREMIER
IVLIE.
Failpa. Je me passerai de lui très-bien... si je sors toutefois, car le temps menace beaucoup, il me semble.
DE CASIBRE.
Sortez donc, ma chère, cela vous fera du bien... Si l’orage éclate, vous vous mettrez à l’abri chez le garde, ou à la ferme, n’imporle où... C'est votre nouveau costume, cela?... Voyons. Dieul que vous êtes jolie!
JULIE
Vous m’étonnez bien.
DE CAUBRE.
Pourquoi?
JULIE
Cn compliment dans votre bouche!... adressé à moi !
DE CAMBRE
Si je ne vous fais pas do compliments plus souvent, c'est que je présume que d’autres s’en chargent.
JULIE, avec une Ironie triste.
Vous croyez que c’est la mémo chose !
DE CAMBRE
D’ailleurs, ma chère, il me semble que le meilleur compliment qu’on puisse faire à une femme, c’est de l'épouser.
JL'LIH
JULIR.
Il y a si longtemps I
DE CAMBRE
Mais il dure toujours, celui-là, c’est un compliment permanent... surtout quand on ne s’en repent pas.
Il lui balte U tnaio.
JULIE} le regardent avec une tendresse timide.
C'est vrai 7
DE CAMBRE
Parfaitement... (Elle ■'approcke de lui.) Mais voyons donc vos yeux?... A cause de Cécile, n'csl-ce pas? Mon Dieul je vous assure que cela m'a coûté comme à vous... mais je crains tant le contact du monde pour ces jeunes esprits-là... et je veux que ma fille soit une digne petite femme... comme sa mère.
JULIE
Vous êtes bon de me dire cela!
DE CAMBRE
l’as seulement jolie comme sa mère, mais lionnèie et droite comme elle.
JULIE} appuyée sur loi et le regardant
Encorel... encore!... Cela fait tant de bien... cela donne tant de force un seul mot comme celui-là I