‹ Julie drame en trois actes, en proseChapitre 28 sur 55 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

bon, si l'ami est vrai... on le reconnaît... Seulement, en général, on no le dit pas, et moi je te le dis.

T on CT, froM.

Je le remercie.

DB CAMBREf appuyé contre la table è fauche.

Je t’avoue ussi que cet orage est venu en aide à ta morale. Il m'a tenu enfermé pendant plus d’une heure dans la cuisine sombre d’une ferme; le lieu était propre aux méditations, j’ai donc médité. J’ai passé en revue mon humble existence, si vivement controversée... j’ai trouvé qu’elle avait en effet des côtés défectueux, et j’al sincèrement résolu de les modifier... Je ne te dis pas que je vais me métamorphoser eu un clin d’œil et devenir instantanément un ange domestique... mais enfin tu sauras avant peu que je liens un compte sérieux do les avis.

TU R GY) soariant froiilcmrnt.

, Je te remercie.

DB CAMBRE) reTrncnl à Tarfy. «

C’est moi, mon cher, qui te sais gré do tes salutaires et courageuses remontrances; tu as compris, avec l’instinct de la véritable amitié, que j’en étais arrivé à une heure critique et prc.sque solennelle dans la vio d’un homme, à celte heure où les habitudes et les passions de la jeunesse changent de nom, où le plaisir s’appelle dépravation, où les goûts tournent au vice, où le vice devient féroce... On le reléguait d’abord dans un coin obscur de sa vie... peu h peu il empiè'e... il se fait

JULIE

place; il écarte ce qui le gène : la femme, les enfant?, au besoin... il est le maître; enfin, il règne... On le cachait, on l’étale, on l’impose... on l’installe à la place d’honneur sur les ruines du foyer... On n’élait qu’un libertin... on passe criminel!... Tu vois que je t’ai compris.

Oui.

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