‹ Julie drame en trois actes, en proseChapitre 9 sur 55 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

■ Bahl D’abord, qü’est-ce que c’est que ce voyage en Égypte que vous devez faire tous les malins, et que vous ne faites jamais?

Je le ferai... je m’y prépare.

Depuis six ans... Ensuite, et surtout, pourquoi ne vous mariez-vous pas? Avec vos goûts paisibles, votre amour du foyer, de la famille, ce n’est pas naturel. Voyons, qu’est ce que vous attendez? Pourquoi refusez-vous les partis les plus avantageux, les plus séduisants, même de ma main... Ce qui n’est pas très-aimable pour moi, par parenthèse... .\Iiî...(eu.’ pousK* lin It-rer'cri de douleur.) Maladcoitel

JUR6T, Tl(«menl.

Quoi?... Qu’avez-vous?

Rien, rien... Je me suis un peu cou[X'e en refermant ce couteau... Mon mouchoir?... Ah I le voilà!

File preoi] lop raourboir Va T U n G Y , s'empreMAnt pr«>« i1>Ua.

Voyons... pardon f .Mais cela saigne lieaucoiip... (Troebid.) Voulez- vous... voulez-vous que j’appelle? •

JULIE

JULIE

Non... quelle plaisanterie!... Tenez, il y a un flacon d’arnica dans le tiroir de la petite table... Voilà de l’eau... Faitesmo’i un petit mélange de tout cela.

T ü ^ G y Ta prendre l« flacon dans le tiroir de 1» table qnJ est dany l’embrasure • de la fenêtre et en torae quelques gouttes dans un Terre d'eau.

Est-ce profond, croyez-vous?

JULIE

Non, une piqûre.

' T C a G V , ému et aituclie,

Voilà... Voulez-vous" que je vous aide... que j’essaye?... Pardon 1

JULIE

'Mais vous tremblez, mon ajni... Laissez-moi faire... (Elle eo- Toioppe son doigi blessé.) Voiis Ircmblez, je vous assure... Est-ce que la vue du sang vous impressionne?

TüBGÏ.

Un peu, oui.

Vous ayez été niiliiaire, cciKindant; rommenl faisiez-vous? ' • . . T U R G V.

J’étais plu.s brave dans ce temps-la, appiremment.

ACTK PREMItn.

JULIK.

Merci. Parfiiit... (so leyam >i 4e«rtiiJant i (ranche.) Il cst cerlain que je vous vois parfois des limiüilés extraordinaires.. .

La faiblesse de l'àge!

JULIE

Ail! j'aime bien celai... Diles-nioi, je compte sortira cheval cel après-midi ; vouiez-vous m'accompagner, si la faiblesse de l'agc vous le permet?

T U K U Y } l( g^rement >u’;>ilant

Très-volontiers... dès que j'aurai dit bonjour à Maurice.

e JüLIB, nroc un »nlut un peu ironlqve.

C'est cela... Je vais m'habiller... (Pr!. aa n>riir » snuri.o ) \ tout à l'heure.

Elle «)Pt.

SCÈ.NK IV.

TL'UGY, paît DE CA MURE.

Turgx< comme itupéfuit des (lt‘riii«*r«s paroles de Julie, reste uo montent IVil attaché sur la porte par laquelle elle vient île sortir, puis U h've doucement les épaules par un geste douloureux et s'accoude sur un meuble, le front dans sa main.

D B C A M B U B , entrant par le foml, cl s'approchant de Turgjr. qui ne l'entend (ms.

Quoi crime modips-tu là?

JULIE

Ttmoï.

AhI c'esl toiT (n« dooiuiit i> miin.) Tu vas à Paris, aujourd’hui!

DE CAU BRB, i«taDl sur lu uble les joamsux quMl Ueot A Is msin.

Oui, je vais à Paris.

TURGV.

Hais tu reviens pour dîner T

Non; Je ne pense pas... je ne puis partir d’ici qu’à trois heures... Tu no viens pas avec moi?

TUROÏ.

Non. Je n’ai que faire à Paris... D’ailleurs, ta femme va monter à cheval, et elle m'a demandé de l’accompagner.

de cambre.

Bravo I

TüRGY.

Il faut même que je voie ce que devient ma bète...

n TA TATA la tond.

DR CAMBRB.

Reste donc; je vais sonner.

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