CONCLUSION
Deux mois après, les lettres suivantes parvinrent au château de Montéclain.
DE BRUS A MONTÉCLAIN
« Mon ami,
» Je m'embarque tout à l'heure pour Naples, et je n'aurais rien ajouté à la dernière lettre que je vous ai écrite, et où je vous ai remercié de m'avoir rendu à moi-même, à ma carrière perdue sans vous, si je n'avais à vous annoncer une étrange nouvelle. Hier, en visitant le vaisseau sur lequel je dois faire la traversée, j'y trouvai deux personnes dont je n'ai plus entendu parler depuis le jour de notre réunion au château de Montéclain. Le premier est Villon, ce brave et digne garçon qui, après avoir apporté de Paris les papiers qui pouvaient tous nous perdre, et qui nous ont tous sauvés, est reparti sans vouloir revoir madame de Monrion. Il a vendu sa maison ; il a quitté la France. — Elle est heureuse, m'a-t-il dit, je n'ai plus rien à faire dans notre pays.
o> Mais, ce qui vous paraîtra étrange, c'est le compagnon de voyage qu'il avait choisi, c'est le second personnage que j'ai trouvé là. Ce compagnon de voyage, c'est Amab.
» Je lui ai témoigné mon étonnement de le voir avec Villon.
» — Nous parlerons d'elle, m'a-t-il répondu.
» Adieu, Montéclain; restez heureux... etc. »