RÉPONSE
Te me suis tû long -temps, vos froideurs m'ont fait parler à la fin. Si l'on peut se vaincre pour la vertu, l'on ne supporte point le mépris de ce qu'on aime. Il faut partir.
!!• BILLET de julie.
liow ,
monsieur, après ce que vous avez paru sentir, après ce que vous m'avez osé dire, un homme tel que vous avez feint d'être ne part point; il fait plus.
R É p o ir s B.
J £ u'ai rien feint qu'une passion modérée dan«
un cœur au désespoir. Demain vous serc^ contente, et rjuoi que vous eu puissiez dire, j'aurai moins fait que de partir.
IIP RILLET DE jur, tE.
Insensé! si mes jours te sont chers, crains d attenter aux tiens. Je suis obsédée, et ne puis ni Ton* parler ni vous écrire jusqu'à demain. Attendez.
LETTRE lY. de julie.
Il faut donc l'avouer enfin, ce fatal secret trop mal déguisé. Combien de fois j'ai j uré qi^'il ne sortiroit de mon cœur qu'avec la vie! La tienne en danger me 1 arrache ; il m'échappe, et 1 honneur est perdu. Hélas! j'ai trop tenu parole : est -il un© mort plus cruelle que de survivre à l'honneur?
Que dire.'' comment rompre un si pénible silence? ou plutôt n'ai-je pas déjà tout dit, et ne m'as-tu pas trop entendue.^ Ah! tu eu a^ trop vu pour ne pas deyiner le reste! Entraînée par degrés dans les pie- jl ges d'un vil séducteur, je vois, sans pouvoir m'arrèter , l'horrible précipice où je conrs. Homme artificieux! c'e5t bien plus mou amour que le tien qui fait ton audace. Tu vois l'égarement de mon cœur, Xu l'en prévaux pour me perdre; et quand tn me rends méprisable, le pire de mes manx est d'c tre