TURGY, DE CAMBRE
Turgy s'arrête comme saisi en apercevant de Cambre. DE CAMBRE, sans se retourner, lui tendant la main.
Bonjour, toi.
TURGY, sans prendre la main de de Cambre.
Pas parti ?
DE CAMBRE
Impossible. J'étais à pied. L'orage m'a arrêté... Pourquoi ne prends-tu pas ma main?
TURGV.
Ta main... pardon... je ne voyais pas.
D E CAMBRE, écrivant toujours.
Tu voyais parfaitement... mais nous allons régler cela tout à
l'heure. (Cn silence. — Le visage pâle de Turgy témoigne une incertitude
■inquiète.) Vous Ti'avez pas reçu ce déluge, j'espère?
TURGY
Non; nous sommes entrés chez le garde pendant la pluie.
UE CAMBRE
C'est ce que je pensais... Et qui est-ce qui a tenu les chevaux ?
TURGY
Mais... ton garde.
DE CAMBRE, après une pause, achevant sa lettre.
L'i... voilà! (n se lève.) Maintenant, voyons, ta main! (Turgy in lui donne.) Tu me la refusais tout à l'heure parce que lu me irardes rancune du mauvais accueil que j'ai fait à ton sermon, tantôt?
TURGV, sombre et hésitant.
Peut-être...
DE CAMBRE
Oue veux-tu, mon cher, c'est réternelle histoire... 11 est doux d'avoir des torts et il est dur de se les entendre reprocher... Il est charmant de donner des conseils, et très-ennuyeux d'en recevoir... Cependant, quand on n'est décidément ni un Idu ni un méchant homme, une fois les premières révoltes de rorgueil apaisées, si les reproches sont justes, si le conseil est