Archives nationales, X
gistrats interrogèrent la servante Guyonue, le seul témoin à peu près favorable aux incestueux. Il est probable que le président Le Camus conduisit l'interrogatoire de la vieille femme, permettant ainsi au président Mole de prendre quelque repos.
(( Guyonne Nicolle servante.
« Après serment de droict preste, requise si elle a veu quelque privaulté entre le frère et la sœur de Tournanville (sicj.
(( A dict que non, et n'y a esté que depuis les festes des Roys dernières * .
« Luy a été faict lecture de ses interrogatoires faictz par le lieutenant criminel.
« A dict qu'il n'y a esté rien promis par le sieur de Harville ; et en ce qu'elle a dict qu'il luy estoit commandé de faire le guet, a dict que c'est parce qu'ilz creignoient que le sieur de Tourlaville les trouvassent (sicJ ensemble ; luy ayant défendu de parler à la demoiselle de Hopitois, parce son mary pensoit que c'estoit luy qui la deconseilloit de se retirer avec son mary.
c( A dict que quant il estoit malade, la sœur se jetoit sur (luy)'. »
Le 28 novembre, la cour donne suite aux affaires Orier et Charles Genest.
Le 29, elle se prononce sur des procès où sont en cause Jacques Petit, Augei* Daislon et Jacques Meslay.
Le dimanche 3o, repos. Les présidents Mole et Le
1. GuYonne était au service de Marguerite depuis le 6 janvier, jour des Rois.