LB SÉNAT DE COKSTANTINOPLB
rieure dont on Tentoura, le titre de clarissime donné à ses membres, il différa de rassemblée des décurions de Tancienne Byzanee ; mais un écrivain anonyme du iv* siècle, qui étaitprobablementlui-méme un sénateur romain, Fa justement défini en l'appelant « une assemblée de second ordrc^(l). »
Il faut se tenir à cette définition, si Ton veut avoir une idée du sénat de Constantinople, à distance égale des légendes glorieuses dont on entourera plus tard sa naissance et des invectives outrées dont on laccabla. Une chronique latine du moyen âge prétend que tout le sénat romain suivit Constantin à Byzanee (2). Plus modéré, mais encore bien hardi dans ses inventions, un historien grec raconte que Constantin , ayant envoyé douze patriciens en ambassade près du roi de Perse, mit à profit leur absence pour faire conduire à Constantinople leurs femmes^ leurs enfants, leurs serviteurs, leur bâtit des palais exactemeul semblables à ceux qu'ils habitaient à Rome, et, A leur retour, les contraignit à s'y établir ^3\ Cette fable cache sans doute quelque vérité : on croira volontiers que Constantin , par des promesses, par des libéralités, par ces invitations impérieuses auxquelles la rt^tance est malaisée, attira dans la ville nouvelle des membn» de Tartstocratie romaine: mais ces transfuge ne furent jamais qu en petit nombre. Con^tanliu vécut loi^ours en très t>ons termes avec le sénat romain et n^essaya pas d'amoindrir l'ancienne assembler au profit de la nouvelle. Une opération de
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