‹ Julien l'Apostat (volume 2)Chapitre 23 sur 40 · LB SÉNAT DE CONSTANTINOPLB · texte numérisé non relu

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rusticité de son origine, mais son àme, dit Ammien liarcellin, était simple et douce. Il n'avait pas aux mains une tache de sang. Un jour. Constance lui commanda de mettre un innocent à la torture. Elpidius refusa et offrit sa démission. Sa femme , Aristénète, n'était pas moins admirable. Supérieure à lui parla naissance, et son égale par la vertu, elle était, dit saint Jérôme , m noble parmi les siens, plus noble encore parmi les chrétiens. » Le païen Libanius lui-même lui donne des louanges. Elpidius et Aristénète furent parmi les plus grands admirateurs de la vie monastique. Us en vénéraient les héros et cherchaient les occasions de les voir. Us allèrent avec leurs enfants visiter saint Antoine en Egypte et saint Hilarion en Palestine (1). On ne s'étonnera pas que, devenu maître de l'Empire par la mort de Constance, Julien n'ait pas conservé Elpidius : son année de préfecture n'était pas expirée que l'Apostat lui avait déjà donné un successeur (2; .

La persécution de Julieu , qui ne se fera sentir en Occident que dans des cas tout exceptionnels, aura surtout l'Orient pour théâtre; eUe permettra de juger des sentiments chrétiens qui animaient la noblesse de cour, for-

ri> Anniea Marceilia, X.\!, G: Lîbanio*, Ep. 1031 : «aiot Jérôme, Vita HiiarécmiM.

(2) n y aliea de distinguer ; comme le fait Tillemont, HUMre de$ Etmperemn^ U IV, p. 4S7, e»^>-edl} cet Elr<îdiaft de rapoOii da même mm, ^« fat foos Jolies in t codant do 6fc. et devint l'on de» ioUraiiieoii le* plan dévoaéf de «a politiqœ pertétotriee roir pio» bm, t IJ, lîfre VIL chnp. 1. § m; t. III. lirre VIII, ebnp. n, § i;. foMinr il poratt y avoir dea lettres de libanias adressées à l'on et à l'aotie, Slerers es lait ■oe BéflK penooae Dos Leben d^s H^mius. p. IM. 22S-»C> : Indfpcn damacat de linrraiteaibUaee morale donc leOe identité, on idnwltri diAolenMnt qu'un ancien prrfet do fréUmn se tojt eontcnli, ponr prix de fon ralliem^t et de ftc«n apottasie, des fonctions keaaeonp ni#ifts âevées de coai^j rei prirc'js^.

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mée par ses deux prédécesseurs. Nombreuses furent les défections^ mais nombreux aussi furent les exemples de fidélité. Par une partie au moins de ses représentants, Taristocratie chrétienne sut étre« en Orient, supérieure à la faTeur impériale de qui elle tenait son origine, et, composée en majorité de panrenus. montra pour serrir Dieu la fidélité des TÎeiUes races.

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