Ibid
cette partie accessoire de ses efforts. Aucun compte ne fut tenu des nominations de magistrats qu'il avait été chargé de notifier à Julien. Celui-ci en accepta un seul, Nebridius, préfet du prétoire : encore eut-il soin de marquer que la promotion était faite de son propre choix. Il rejeta la candidature de Félix au poste de maître des offices, qu'il venait de donner à Anatole, l'un de ses secrétaires. Il nomma lui-même aux autres charges, sans s'inquiéter des choix de son collègue *.
Quand, après ce complet échec, Léonas vint prendre congé, Julien lui remit une nouvelle lettre pour Constance. Cette seconde missive était écrite d'un tout autre ton que la première. Ammien Marcellin la qualifie d' « injurieuse et mordante 2 . » 11 n'en parle que par oui-dire, car, dit-il, « on n'en a pu avoir communication, et, si l'on en avait connu le texte, il eût été impossible de le publier 3 . » Un historien très postérieur, Zonare,qui eut peut-être pour cet épisode des documents qui avaient échappé à Ammien 4 , croit pouvoir donner sur elle des détails plus précis. D'après lui, la lettre reproduisait, en les aggravant encore, les propos tenus par Julien lors de sa première entrevue avec Léonas.