Hertlein, p
« veiller à ce que ce zèle funeste d'impiété ne règne pas ainsi sur tous les hommes. — J'y veillerai, » répond Jupiter. Il montre alors au Soleil « un jeune parent délaissé et négligé, neveu de l'homme riche et cousin des héritiers 1 . » Il charge le Soleil de prendre soin de cet enfant, de le nourrir, de le gouverner, et de le « gué-. rir de son mal 2 . » Aidé de Minerve, « la Vierge née sans mère, » le Soleil préside à l'éducation du jeune garçon. Celui-ci, devenu homme, est sur le point de se jeter dans le Tartare, à la vue des malheurs qui frappent ses proches et ses cousins. Il serait trop long de raconter ici comment ce favori des dieux est sauvé et conseillé par le Soleil, par Minerve, par Mercure, comment il prie Jupiter, comment le grand Soleil « l'initie, le purifie 3 , » et lui dévoile l'avenir. « Vois-tu, dit le dieu, ton cousin, l'héritier de ta famille? — Je le vois, répond le jeune homme. — Et ces bouviers, et ces pasteurs? — Je les vois aussi. — Que te semble donc de cet héritier? que dis-tu de ces bergers et de ces bouviers? » Alors le jeune homme : « L'héritier me parait sommeiller beaucoup, et se cacher dans l'ombre pour prendre du bon temps. Quant aux bergers, un petit nombre d'entre eux est civilisé, la majorité est cruelle et féroce. Us mangent et vendent les brebis, et font ainsi
1. Tovtï xb itaiSiov, Ëçt)* Eury-evèç & *) v avrâiv £pa iratpgppqipivov tcov xaî à|xeXou(uvov, &&X? i8ovç ' ixeCvov toO nXovffiov xal àve<ju&c tûv xXv)povrf|jiwv. Hertlein, p. 297.