‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 113 sur 296 · Voir t. I, p · texte numérisé non relu

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Ancyre un panégyrique de cet empereur. Huit ans plus tard, Constance l'avait appelé au sénat de Constantinople, par un rescrit très élogieux, qui y fut lu publiquement. Lors du voyage du prince à Rome, en 357, Themistius fut chargé d'apporter la couronne d'or offerte par la ville de Constantinople à l'occasion de la trente-cinquième année de son règne. Empêché par la maladie de se rendre à Rome, il envoya à l'empereur le discours qu'il aurait prononcé, et celui-ci le récompensa en lui élevant une statue. Entre le païen Themistius et le chrétien Constance il y eut comme une émulation de flatterie réciproque : le sophiste, probablement sans beaucoup de conviction, célébrait dans le souverain « le plus grand philosophe de l'Empire 1 , » et le souverain louait le sénateur philosophe, « chez qui le rang était rehaussé par la science 2 . » Cependant, malgré la modération de ses sentiments religieux, qui Téloignait de toute pensée de révolte et de réaction violente 3 , et malgré les raisons personnelles qu'il avait de se louer de Constance, il est sûr que Themistius vit avec une grande joie celui-ci remplacé par Julien.

Dès la fin de 361, avant même que Julien fût entré à Constantinople, Themistius, qui à une époque antérieure avait déjà correspondu avec lui 4 , lui adressa une lettre de bienvenue et de conseils. Le texte en est perdu ; mais l'analyse qu'en fait Julien dans sa réponse permet

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