Mamertin, Gratiarum actio, p
quence. Et Ton comprend l'ardeur joyeuse avec laquelle les adeptes de cet art en reprirent l'exercice. « Les devins se sentirent affranchis de toute crainte, » écrit Libanius ' . « Les mages, les faiseurs de prestiges, les devins, les haruspices, les métagyrtes, tous les artisans de prodiges accoururent des divers points du monde, dit saint Jean Chrysostome ; bientôt le palais se trouva rempli de ces gens auparavant infâmes et fugitifs 2 . »
Si, de ce chef encore, le personnel que le rétablissement du paganisme fit affluer près de Julien parut étrangement mêlé, cependant plusieurs des hommes adonnés aux sciences occultes, que le prince admit dans son intimité, ne méritaient pas ces épithètes. Beaucoup des philosophes et des sophistes en renom, qu'il invita à le rejoindre et qui prirent place à sa cour, comptaient, comme lui, parmi les adeptes de l'occultisme. Au premier rang de ceux-ci était Maxime d'Éphèse, dont nous avons dit l'influence déterminante sur l'esprit de Julien, pendant ce séjour en Asie Mineure où le futur César acheva de se détacher du christianisme pour entrer dans une nouvelle voie religieuse 3 . On se souvient que Julien avait essayé, sans succès, de l'attirer en Gaule, et avait même, un jour, éprouvé une fausse joie en croyant apercevoir Maxime, près de Besançon 4 . Il n'avait pas cessé d'être en correspondance avec ce dangereux maître de sa jeunesse. Devenu Auguste, il l'appela avec de nouvelles instances à Constantinople 5 . La môme invitation fut adressée à un