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très pastorales, » comme les appelle un historien l : Julien y parle, selon sa propre expression, « en pontife suprême, conformément aux coutumes nationales 2 . » Quand il assiste à une fête, le peuple doit attendre, dans une attitude respectueuse, qu'il donne « comme souverain pontife » le signal du sacrifice 3 . Si une ville, omet de faire les frais d'une solennité religieuse, il adresse, avec l'autorité du chef du culte, un sermon de réprimande au sénat municipal *. Le long mandement, malheureusement incomplet, que les éditeurs de Julien ont publié sous le titre de Fragment de lettre *, est une véritable encyclique sur les devoirs des prêtres, écrite par le pontifex maximus 6 .
Au second degré de la hiérarchie est le grand prêtre de la province. Ceci encore n'est pas une création de Julien, ni même de Maximin Daia. Le grand prêtre provincial existait depuis rétablissement du culte de Rome et d'Auguste, c'est-à-dire depuis les premiers temps de l'Empire. C'était un riche citoyen, chargé d'offrir les sacrifices en l'honneur de ces deux divinités, de présider