‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 147 sur 296 · Lactance, De mort, pers. y · texte numérisé non relu

Lactance, De mort, pers. y

croire que Julien lui emprunta beaucoup; mais, comme on le verra, il essaya d'y ajouter quelque chose, dont ni Max i min ni les hommes de son entourage n'avaient eu l'idée.

Au sommet du grand corps religieux qu'il essaie d'organiser, Julien met l'empereur, investi déjà par la constitution romaine du titre de souverain poniiîe.pontifex maximus. Hais au lieu que, pour la plupart des princes qui se succédèrent depuis Auguste, ce titre impliquait surtout des attributions politiques, donnant un droit de surveillance sur tout ce qui touchait au paganisme officiel, — attributions que des empereurs peu bienveillants pour l'idolâtrie, comme Constantin et Constance, pouvaient, dans un certain sens, tourner contre elle, — dans la pensée de Julien il confère de véritables fonctions sacerdotales, qui font du chef de l'État une sorte de prétre-roi, de l'État romain lui-même une théo cratie. Le pontifex maximus devient la tète pensante et agissante de l'Église païenne. A lui appartient la désignation de ses principaux dignitaires, le pouvoir de les destituer et de les punir, le droit de fixer la théologie et d'enseigner la religion, la solution de toutes les questions relatives au culte des dieux. On a les lettres par lesquelles Julien institue un grand prêtre d'Asie 1 , donne des instructions au grand prêtre de Galatie 2 , nomme une prêtresse à Pessinonte 3 , suspend un prêtre pendant trois mois 4 . Ce sont de véritables « let-

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