‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 153 sur 296 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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s'être préoccupé du recrutement ou de la formation des prêtresses, en ouvrant ou en projetant d'ouvrir, nous apprend saint Grégoire de Nazianze, « des lieux de retraite et des monastères de vierges ! , » sur lesquels malheureusement nous n'avons aucun détail. Quand il donne & Chrysanthe le titre de grand prêtre de Lydie, il donne en même temps à l'épouse de ce philosophe celui de grande prêtresse. Ce titre conférait à la femme du prêtre provincial des privilèges et des honneurs, le droit de porter une robe blanche ou une robe de pourpre 2 : on peut supposer que, dans la pensée de Julien, elle reçut également une juridiction sur les diverses prêtresses attachées aux temples de la province. Julien, du reste, communiquait directement avec celles-ci sans se servir de l'intermédiaire de leur provinciale : qu'on lise ses lettres à la prêtresse Théodora 3 , et surtout sa lettre à la prêtresse Callixène. Pour honorer sa vertu, et pour récompenser le courage avec lequel, en un temps d'épreuves, elle est demeurée fidèle au culte des dieux, il lui confère un nouveau titre. Callixène était déjà desservante d'un temple de Cérès; Julien lui donne, de plus, la prêtrise du temple de Cybèle à Pessinonte *. Il est singulier de voir la même femme honorée ainsi d'un double sacerdoce; il est plus singulier peut-être de lavoir pren-

1. 'ÀYvevTifjpCa xt xai itapOev&vac. Saint Grégoire de Nazianze, OratioW, 111. Sozoraène me parait étendre contrairement à tonte vraisemblance l'assertion de saint Grégoire, quand il dit (V, 16) que Julien fonda « des monastères d'hommes et de femmes, » çpovTWTripîoiç t* àvfipôW xai yvvaixwv çtXoaoçctv 2yv(i>x6tci>v.

2. Beurlier, Essai sur le culte rendu aux empereurs romains, p. 153.

3. Julien, Ep, 5; Hertlein, p. 484; Ep. 2\ Revis ta di jilologia, 1889, p. 298.

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