‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 163 sur 296 · Ibid.; Hertlein, p. 3SS · texte numérisé non relu

Ibid.; Hertlein, p. 3SS

au prêtre qui le remplace, il reprend le droit de se mêler à la vie commune, de visiter ses amis, de fréquenter-le forum, d'aller voir les magistrats. Hais, dans ces occupations mêmes, il doit se souvenir toujours de son caractère sacerdotal. Aller au forum, mais rarement; visiter le gouverneur de la province ou le préfet de la ville, mais seulement s'il a une requête à lui présenter en faveur des indigents. Pour tout le reste, il lui faut s'imposer une tenue, qui fait penser à ce que Bossuet appelle « le grand sérieux de la vie chrétienne. » Non seulement ne rien faire de mal, mais encore ne rien entendre d'indécent; s'abstenir des plaisanteries équivoques et des entretiens licencieux; s'interdire absolument les lectures qui offenseraient les dieux ou les mœurs; s'habiller avec modestie, en réservant toute la magnificence pour les vêtements sacerdotaux; ne point revêtir par vanité ceuxci hors du temple; éviter le théâtre; défendre même à ses enfants de fréquenter l'amphithéâtre { ; s'il se donne des jeux sacrés 2 , combats ou spectacles, n'assister qu'à ceux-là seuls où les femmes ne figurent point; ne pas boire dans les tavernes ; ne fréquenter ni acteurs, ni cochers du cirque, ni danseurs, ni mimes; ne point exercer un métier bas ou honteux 3 ; en un mot, qui dit tout, « vivre hiératiquement 4 . »

1. Julien est plus sévère pour les prêtres que la coutume romaine ne Tétait pour les vestales elles-mêmes, qui n'avaient pas le droit d'assister aux luttes d'athlètes (Suétone, Octav., 44 ; Nero, 129), mais pouvaient voir les combats des gladiateurs dans l'amphithéâtre, non seulement au temps de Cicéron (Pro Murena, 35, 73), mais au quatrième siècle (Prudence, Contra Symmachtim, II, 1090 et suiv.).

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