Iepocuxû; Çomaç. Hertlein, p
Si telle est la dignité du prêtre qu'elle le suive dans tous les actes de la vie, sans qu'il ait le droit de la jamais oublier, on comprend la place éminente qu'il doit occuper non seulement dans la société religieuse, mais même dans la société civile. « La raison veut que l'on honore les prêtres comme ministres et serviteurs des dieux, comme destinés à nous représenter ' auprès deux et à nous attirer leurs bienfaits, car ils offrent des sacrifices pour le salut de tous. Il est donc juste de leur rendre les mêmes honneurs ou de plus grands encore qu'à ceux qui exercent des fonctions politiques 1 . » Non seulement on doit avoir pour eux autant de respect qu'on en montre aux plus hauts magistrats 2 , mais encore les prêtres sont dispensés de rendre à ceux-ci les honneurs exigés des autres citoyens. Le prêtre ne doit jamais aller à la rencontre du gouverneur faisant son entrée dans la ville 3 . Si celui-ci vient au temple, le prêtre doit le recevoir à l'intérieur du vestibule 4 ; une fois le seuil franchi du lieu saint, le gouverneur est un simple particulier : dans le temple, le prêtre commande seul et a droit à l'obéissance de tous 5 .
Telle est la grande place tenue par le prêtre dans la réforme religieuse de Julien. Il le veut savant, vertueux, honoré. Mais, ce résultat obtenu, quelque chose restera à faire. Julien est trop intelligent pour ne pas voir ce qui manquera encore à l'hellénisme. Sur cette religion, à laquelle les siècles ont donné le poli, mais