‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 172 sur 296 · Aià tV)v toù avplôXou puxpTu plav. Sozomène, V · texte numérisé non relu

Aià tV)v toù avplôXou puxpTu plav. Sozomène, V

2. Toîç faiaroXi|iaioic auvOYJtiaoïv. Saint Grégoire de Nazianze, Oratio IV,

3. navra 5aa aûpSota ôià tyjç topxifc tq[mv èitéturteTO. Ep. 2*; Revista di filologia, 1889, p. 298. Voir la note d'Asmus, dans Zeitsckr. filr Kirchengeschichte, 1895, p. 244. Il fait remarquer que ovjxêoXa a le même sens que fat<rroXi(xa?a ypâ\i\LctxoL de saint Grégoire de Nazianze, et que Sozomène emploie, avec une signification semblable, comme synonymes <mvôir)(xaTa et <rup6rf).a. Nous voyons dans la lettre 71 de Julien (Hertlein, p. 593) puvtafipa avoir un sens analogue à <ruii6o).ov, pris dans l'acception de mandat de réquisition sur la poste impériale. Consulter le Thésaurus d'Estienne, aux mots <njv(tf |xa et <nj(i6oXov, et l'article d'Harnack, Litterss formatée, dans Herzog, Real-Bncykl., 2* éd., t. VIII, p. 700. — Julien était en correspondance régulière avec la prêtresse, qui lui envoyait aussi des livres; voir encore Ep. 5 (Hertlein, p. 234).

4. *H irept toc; xaçà; tûv vexfûv KpopTJÔEia. Ep. 49; Hertlein, p. 553.

sépulture honorable : de là les nombreuses associations funéraires, dont les inscriptions nous ont conservé le souvenir, et où les esclaves eux-mêmes pouvaient trouver place *. Hais les pauvres gens sans famille, ou n'appartenant à aucune mutualité de ce genre, avaient, dans la société païenne, de lamentables funérailles. La fosse commune, l'enfouissement anonyme, les attendait 2 . Julien savait, pour l'avoir vu de près, qu'il en était autrement des chrétiens. Chez eux les étrangers, les indigents, les esclaves étaient sûrs de trouver une tombe décente, un souvenir pieux, des prières, dans un des « dortoirs 3 » où les membres de l'Église attendaient ensemble, sans distinction de rang et de condition sociale, le grand réveil de la résurrection. Le sentiment chrétien avait horreur de la promiscuité des cadavres, et aucun baptisé n'était livré à la fosse commune. La sépulture des pauvres était considérée par le clergé et les fidèles comme une des meilleures œuvres de miséricorde. Mais ce respect pour les plus humbles morts tenait à tout un ensemble de croyances, auxquelles le paganisme était et resterait toujours étranger. Sur aucun point, peutêtre, Julien n'avait moins de chances d'amener ses coreligionnaires à l'imitation des mœurs chrétiennes.

Il semble que Julien ait eu l'instinct confus de son impuissance à cet égard, car, investi comme empereur, et aussi comme souverain pontife, du droit de réglemen-

1. Voir Histoire des persécutions pendant la première moitié du troisième siècle, 2 e éd., p. 465 et *uir., appendice A : les Domaines funéraires des particuliers et des collèges.

2. Voir dans De Rossi, Roma sotterranea 9 1. HT, p. 408-409, la description des puticoli de l'Esquilin.

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