‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 175 sur 296 · Fragment d'une lettre-, Herllein, p · texte numérisé non relu

Fragment d'une lettre-, Herllein, p

4. Saint Matthieu, y. 43-49. Cf. saint Paul, fiom. t xii, 20. Cet amour du chrétien pour ses ennemis fait précisément une des différences entre lui et le païen : « Si salulaveritis fratres vestros tantum, nonne et ethnîci hoc faciunt?»

5. *aiTjv 5' àv el xal icapàSoÇov cliwîv. Fragm. d'une, lettre; Hertlein,. p. 374.

prisonniers { , autre pratique jusque-là exclusivement chrétienne, il s'exprime avec une sorte d'hésitation : « Je pense, dit-il, que ce serait bon 2 . » C'est que, il le sent bien, la charité ne s'improvise pas. H est plus facile de bâtir un temple qu'un hôpital, et de former un sacrificateur qu'un infirmier. Les documents disent ce que Julien a voulu, ce qu'il a demandé avec instance, avec ardeur, à ses coreligionnaires : ils ne montrent pas les résultats obtenus, et très probablement il n'y en eut pas. Pendant son court règne, Julien a pu relever le décor du culte païen : il a pu même réorganiser et, dans une certaine mesure, renouveler les cadres de ce culte; mais lui infuser un esprit nouveau, emprunté à l'esprit même du christianisme, dépassait le pouvoir du réformateur. Vingt ans après la mort de Julien, saint Àmbroise, répondant à Symmaque, le défiait de dire « combien les temples avaient racheté les captifs, combien d'aliments ils avaient distribué aux indigents, combien de secours ils avaient fait passer aux infirmes 3 . »

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