Julien, Ep. 27; Herllein, p
sacrifiaient guère que « le jour des calendes et à la nouvelle lune '. » Mais Julien, au rapport de Libanius, « célèbre tous les jours 2 . » Comme celui-ci le dit en termes pittoresques, « il salue par le sang le lever du dieu; il le reconduit avec du sang au moment de son coucher; quand le dieu a disparu, il immole encore aux génies de la nuit 3 . » Libanius ajoute que « si une mauvaise fortune empêche Julien de courir aux temples, » ses dévotions se font « au palais, lui-même devenu un temple, où, dans des jardins plus purs que ne sont ailleurs les sanctuaires, les autels font l'ornement des arbres, les arbres la décoration des autels 4 . »
De préférence, cependant, Julien, toutes les fois qu'il le pouvait, prenait part au culte public, selon les exigences du calendrier païen. Dans toutes les villes où il séjournait, il est peu de temples où il n'ait tour à tour sacrifié 5 . La profusion des victimes était incroyable. On vit plusieurs fois Julien, en un seul sacrifice, faire tomber successivement devant l'autel cent taureaux, des béliers, des brebis, "des chevreaux, en quantité innombrable, et beaucoup d'oiseaux au blanc plumage, capturés sur terre et sur mer 6 . Les pieds dans le sang 7 , l'impérial pontife remplissait parfois lui-même le rôle de victi-