‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 178 sur 296 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Julien, Misopogon (Herllein, p. 446); Ep. 27; Ammieo Marcellin, XXII, 9, 12, 14; XXIil, 3.

6. « ... Tauros aliquolies immolando centenos, et in numéros rarii pecoris grèges, avesque candidas terra quœsitas et mari. » Ammien Marcellin, XXII, 12.

7. a Hostiarum tamen sanguine plurimo aras crebrilale nimia perfundebat. » Ibid.

maire f . Libanius le loue « de ne point assister de son trône, sous la protection des boucliers dorés de ses gardes, aux rites célébrés par les mains d'autrui, mais de mettre lui-même la main à l'œuvre 2 . » 11 le montre « prenant le glaive, découpant les oiseaux, interrogeant les entrailles 3 . » Son application en ces circonstances était si grande, qu'il demeurait insensible à la température. Un jour, à Antioche, il sacrifiait pour demander aux dieux de la pluie. Sa prière parut exaucée, car une pluie torrentielle tomba. Il resta seul à l'autel sous ce déluge, pendant que les assistants gagnaient en toute hâte l'abri d'un toit voisin 4 . C'est en le voyant ainsi que Libanius le proclamait « supérieur à tous les prêtres dans l'exercice des cérémonies sacrées, non seulement à ceux d'aujourd'hui, alourdis et comme émoussés 5 , mais aux plus exacts de ceux qui fleurirent jadis en Egypte 6 . » Quelquefois Julien, oublieux de son rang, se réduisait au rôle de simple servant des prêtres. « La joie, dit un témoin païen, éclatait sur son visage quand, accompagné d'une troupe de femmes, il portait lui-même avec ostentation les objets sacrés qui devaient servir à l'officiant 7 . » Il s'abaissait encore à de plus humbles soins. Libanius le montre « courant autour de l'autel, avec des morceaux de bois dans les mains 8 . » On s'égayait du spectacle qu'il

1. « Victimarius pro Bacricola dicebalur. » Ammien Marcellin, XXII, 14.

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