Ibid. % II; Neumann, p
7 Ibid., IV; Neumann, p. 179.
Celtes et les Germains sont braves, les Grecs et les Romains polis et civilisés, mais cependant fiers et belliqueux, les Égyptiens plus avisés et plus industrieux, les Syriens peu propres à la guerre, mous, mais avec un mélange d'esprit, de chaleur, de légèreté et de facilité à apprendre 1 . » Continuant cette revue des nations à lui connues, « on aurait peine, ajoute Julien, à trouver quelques peuples de l'Occident, sauf un très petit nombre, qui cultivent la philosophie et la géométrie, et qui même soient propres à ce genre d'études, quoique l'Empire romain ait étendu si loin sos conquêtes. Le talent de la parole et l'art des rhéteurs n'y est le privilège que de quelques esprits d'élite, mais ils sont étrangers à toutes les autres sciences 2 . » Le dédain de l'Hellène pour les Romains ou les Celtes se montre ici avec une exagération et une injustice singulières. Mais pour Julien cette inégalité des aptitudes intellectuelles tient à « la nature » même de chaque peuple, et cette « nature » provient du Dieu particulier qui lui a été préposé.
La différence des coutumes et des lois, même les conceptions différentes de ce qui est bien et de ce qui est mal, n'ont pas une autre cause. « Quel est le Grec qui ne regarde comme un crime d'avoir commerce avec sa sœur, sa fille ou sa mère? Les Perses jugent que ce n'est point mal. Ai-je besoin de démontrer en détail que la nature germaine est amie de la liberté et impatiente du joug, tandis que les Syriens, les Perses et les Parthes sont d'une humeur douce et facile, ainsi que les Barbares qui sont à l'ouest et au midi et qui tous, sans exception, se