Julien, Oratio IV ; Hertlein, p
de la pensée de Julien. Si l'ancien pédagogue Mardonius apprit au futur César à lire Platon, avec lequel il demeura familier, et qu'il cite souvent, ses professeurs asiatiques, les néoplatoniciens de Pergame, et surtout Maxime d'Éphèse, le véritable éducateur de sa seconde jeunesse, son initiateur réel à la philosophie ', Font plongé tout entier dans les doctrines de Jamblique.
A vrai dire, les intermédiaires entre Platon et ce contemporain de Constantin, Ammonius, Porphyre, Plotin, existent à peine pour Julien 2 . Ammonius et Plotin ne sont que des philosophes : Porphyre est déjà un ennemi du christianisme, mais il le poursuit d'une haine toute philosophique, et sa haute spiritualité se préoccupe peu de défendre contre lui les dogmes surannés du paganisme 3 : Jamblique, au contraire, opère cette conciliation des doctrines platoniciennes et des mythes païens, cette purification du paganisme par les explications allégoriques, cette « paganisation » de la philosophie par le plus superstitieux mysticisme 4 , qui enivreront l'esprit de Julien. « C'est lui, dit-il, qui m'a initié aux diverses études de la philosophie 5 . » « C'est chez lui que j'ai puisé 6 , » ajoute-t-il à propos des doctrines exposées dans le traité Sur le Roi Soleil. Et quand il cite les