‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 198 sur 296 · T^ u.vi^|ttp. Oratio IV; Hertlein, p · texte numérisé non relu

T^ u.vi^|ttp. Oratio IV; Hertlein, p

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cours de Julien Sur le Roi Soleil a le double avantage de nous faire connaître les enseignements qu'il avait tirés des livres de Jambliqueet des leçons de ses commentateurs de Pergame ou d'Éphèse, et la foi à laquelle il avait dès lors donné son àme. En ceci, comme en toutes les choses de la pensée, Julien se montre ce qu'il fut toujours, r esprit docile aux influences, le « bon écolier » de ses maîtres païens, plutôt que le penseur vigoureux et personnel. Lui donner une place individuelle dans l'histoire de la philosophie serait une erreur.

Conformément aux doctrines de l'École d'Alexandrie, Julien se représente « le monde magnifique et divin, qui s'étend de la voûte élevée du ciel jusqu'aux extrémités de la terre, » comme un composé de trois termes entre lesquels, en quelque sorte, s' étage la divinité. Au sommet est l'Être en soi, de quelque nom qu'on l'appelle, l'Absolu, l'Un, ou, selon l'expression préférée de Platon, le Bon. De la substance primordiale innée en lui, cause simple et unique de ce qu'il peut y avoir dans les autres êtres de beauté, de perfection, d'unité et de puissance, il produit à son image le Soleil intellectuel, chargé de communiquer tous ces biens aux dieux intelligents, et qui lui-même a pour image le Soleil matériel, par qui la vie se répand sur les êtres visibles. D'où trois mondes : le inonde intelligible, siège des principes absolus et des causes premières, le monde intel-

tcSv OTJYYpà(i|ts0i xô téXoc txslas t^; &v6p<i>rcîvvK eupjjaeic aoçîaç. Ibid. — Voir cependant, OratiolY (Hertlein, p. 189), la légère critique d'une expression employée par Platon et par Jamblique :ils disent que le monde a été « engendré » par le Soleil, ce qui peut s'entendre d'une génération chronologique, xp™*^ Tiva... ico(v)9iv, tandis que Julien aime mieux dire que le monde a été produit par le Soleil de toute éternité, jiâXXov Se wpor r Y«Y* ndvtot il atôvoc.

Hgent, le monde sensible. Au second préside le Soleil intellectuel, entouré des dieux intelligents; dans le troisième, le Soleil visible dispense la lumière, la chaleur et la vie, entouré lui-même des dieux cosmiques, qui sont les astres.

C'est vers le premier Soleil, le Soleil des intelligences, que montent surtout les adorations de Julien; c'est de ce Roi qu'il se proclame le serviteur et l'initié. La pensée, le cœur de l'homme n'ont pas d'ailes assez fortes pour les porter aux sommets inaccessibles où réside l'Un absolu, le Bon abstrait. Bien que divin, le disque lumineux qui verse sur la terre la clarté et la chaleur n'échauffe et ne féconde que les corps. Entre le monde sensible et le monde intelligible, le Soleil illuminateur des esprits est le véritable intermédiaire. « Être mitoyen, il sert de médiateur aux dieux intelligents 1 . » Il rapproche et relie les deux extrémités de l'Être divin, les purs intelligibles, d'une part, les dieux visibles et cosmiques, de l'autre 2 . « Il opère l'unité 3 . » Entre « la seule Cause efficiente de l'univers 4 , » qui est au sommet, et « la multitude des divinités agissantes qui peuplent le ciel 5 » visible, « il tient le milieu 6 . »

La triade panthéiste, et toute néoplatonicienne, qui fait le fond du système n'offre aucune ressemblance avec

1. ... El |ii<xov fçafuv èv picot; lôpùcOai t6v Osov toÎ; voepoî; Ôtotç... Oratio IV; Hertlein, p. 179.

2. TÉvcovèffTi (ifooc; 4>rç|il fr^oSv ôrt twv xt èjiçavwv xal nepixoafucov Oewv xai twv àvktùv xal votjt&v, oî icept Tàyaôôv elatv... Ibid.

3. *HtoO pa<rtXéa>ç 'HXîov jUst) TeXe(oT>K évoetàfo iariv. Ibid.; Hertlein, p. 180.

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