Oratio IV; HerUein, p
4. Cela résulte clairement de tout le discours, dans lequel il est question de a Romulus, fondateur de notre ville, » des temples du Palatin, des jeux institués par Aurélien en l'honneur du Soleil, et qui se célébraient tous les quatre ans, etc. Wodsworth, art. Julianus, dans Die t. of Christian biography, t. III, p. 500, se trompe en croyant que le destinataire de ce discours est Constanlinople.
faite probablement avec une grande solennité, au nom de Julien, soit devant le sénat, soit dans Tune des basiliques de la Ville éternelle, fut accueillie. Tout témoignage manque à ce sujet. Ce qu'on peut affirmer, c'est que rien n'était moins romain que le langage et les théories de Julien, même quand il s'efforçait de plaire aux habitants des sept collines. C'est à tort, probablement, qu'il s'imagine faire plaisir aux Romains en affirmant que « leur capitale est essentiellement grecque par son origine et par sa constitution 1 . » Renchérissant sur Aurélien, qui avait proclamé « le Soleil seigneur de l'Empire romain 2 , » il bouleverse toute la légende des origines, en affirmant que « le Soleil est le fondateur de Rome 3 . » En effet, « non seulement Jupiter, le glorieux père de tous les dieux, habite au Capitole avec Minerve et Vénus, mais encore Apollon a sa demeure sur la colline du Palatin ; or le Soleil ne fait qu'un, on le sait, avec toutes ces divinités 4 . » Toute cette partie du Discours est pleine de semblables raisonnements. Le culte du Soleil, dont l'introduction fut si tardive à Rome, y est reporté, par une étrange altération de l'histoire, à la naissance même de la cité. La légende romaine est pliée aux théories de Julien sur ce dieu. Énée est fils de Vénus; mais Vénus est apparentée au Soleil. Mars est le père de Romulus; mais Mars, appelé Aziz par les Syriens, est considéré par eux comme le courrier du Soleil. Le feu sacré dont la garde a été remise par Numa aux Vestales, c'est