TeTpaeTYipixoù; à")fwvàç. Ibid
4. 'HXuo... àvtx^Tw. Ibid. ; Hertlein, p. 202. Il sagit ici de la fête de Sol invictus, le 25 décembre; cl". Corpus inscr. lai., t. 1, p. 333. Voir notre 1. 1, p. 23.
n'est pas moins libéral envers la région sublunaire, où il verse une éternelle fécondité, ainsi que tous les biens qui peuvent jaillir d'un corps sphérique. C'est encore lui qui prend soin de tout le genre humain, et spécialement de notre ville, de môme qu'il a créé notre âme de toute éternité, et qu'il se l'est adjointe pour compagne. Puisse-t-il donc m'accorder les faveurs que je lui ai demandées ! Puisse sa bienveillance assurer à notre cité commune l'éternité dont elle est capable! Puissionsnous, sous sa sauvegarde, prospérer dans les choses divines et humaines, tant qu'il nous sera donné de vivre! Puissions -nous enfin vivre et gouverner, aussi longtemps qu'il plaira au dieu et qu'il sera avantageux pour nous-même et pour l'intérêt de tous les Romains 1 ! »
A la suite de ces paroles, qui terminent la partie destinée au public, vient une sorte d'Envoi, de lettre intime adressée à Salluste pour lui dédier le discours :
« Voilà, mon cher Salluste, ce que j'ai pu ébaucher en trois nuits sur la triple puissance du dieu, en faisant appela ma mémoire... Mon travail serait inutile sans doute, si je n'avais voulu qu'instruire les autres après Jamblique. Mais, résolu à écrire un hymne de reconnaissance en l'honneur du dieu, j'ai voulu traiter de sa substance, selon mes forces, et mes paroles, je l'espère, n'auront pas été dites en vain. Le précepte : « Honore
1. Oratio IV ; Herllein, p. 203. — On peut faire sur ce passage l'observation déjà indiquée à propos de beaucoup d'autres: la pensée et l'ei pression ▼ont du Soleil intellectuel au Soleil visible, sans qu'on sache toujours duquel Julien veut parler, et sans que les distinctions nettement indiquées au début du discours continuent à être observées. L'idée comme le langage sont devenus vacillants et confus.
de tout ton pouvoir les dieux immortels 1 » n'a pas été dit seulement à propos des sacrifices, mais au sujet des louanges que Ton adresse aux dieux. Je prie donc pour la troisième fois le Soleil, roi de tous les êtres, de répondre à ma dévotion par sa bienveillance, de m'accorder une vie bonne, une prudence consommée, une intelligence divine, et, quand l'heure sera venue, la mort la plus douce, puis, après cette vie, un essor facile auprès de lui, un séjour éternel dans son sein, ou, si cela est trop pour mes mérites, de longues suites d'années à vivre ici-bas 2 ! »
Si ces paroles donnent une notion assez vague des idées de Julien sur la vie future, elles respirent une piété fervente, et Ton ne peut douter que le « serviteur du Roi Soleil » ait été sincère en les écrivant.
Le discours Sur la Mère des dieux fut, nous dit Julien, improvisé en une seule nuit. Peut-être la rapidité de la composition est-elle pour quelque chose dans la confusion et Tincohérence du langage : peu d'ouvrages de Julien sont plus ennuyeux et plus mal composés. Mais peu sont aussi curieux en même temps, et nous font mieux connaître tout un côté de ses idées religieuses.
Contrairement aux habitudes de Fauteur, le début du discours est tout historique. Il raconte comment le culte de la Mère des dieux, — Cybèle, la Grande Mère, la