‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 215 sur 296 · s'agît évidemment de Jambiique · texte numérisé non relu

s'agît évidemment de Jambiique

2. Julien, Oratio VII, contre le cynique Héraclius ; Hertlein, p. 281.

JULIE* l'apostat, — il. 17

termine la citation qu'on vient de lire semble un écho de l'enseignement des mystères. Le contexte le laisse clairement entendre. Tout de suite après avoir écrit cette phrase, Julien s'écrie : « Mais, à propos du grand Bacchus, je me sens pris de je ne sais quel transport, et j'entre en délire. Je mets donc un bœuf à ma langue ! . Il ne faut pas révéler les choses ineffables. Puissent seulement les dieux les rendre secourables et à moi, et à tous ceux d'entre vous qui ne sont pas initiés * 2 ! » Cette crainte d'être entraîné à dire de Bacchus ce qui ne doit pas être dit, cette distinction faite par Julien entre luimême et les non initiés, indiquent assez qu'il avait pris part aux mystères dionysiaques, en avait connu les délires 3 et entendu les doctrines secrètes. S'il n'est pas probable qu'il ait été initié à ceux d'Eleusis *, on a vu que l'initiation mithriaque lui avait été conférée à Constant in ople. Peut-être était-il déjà, avant de quitter la Gaule, initié aux mystères de Bellone 5 . Son discours sur la Hère des dieux montre qu'il avait appris aussi « les secrets fermés et ineffables 6 » de la déesse, et qu'il avait été au nombre « des mystes dont les lampes brûlent en

1. Expression grecque proverbiale, qui signifie : « Je me condamne an silence. » Les violateurs du secret des mystères, en Grèce, étaient condamnes à payer un (Joûç, pièce de monnaie athénienne représentant un bœuf.

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