Tôt; 8è Trepircoï; xaxàt^v ?pévY]<nv. Ibid
tes d'un homme que, après les dieux, je révère et j'admire à l'égal d'Aristote et de Platon 1 . Il ne parle pas de toutes les fables en général, mais des fables mystiques que nous a transmises Orphée, l'instituteur des plus sacrés mystères. Ce qu'il y a d'invraisemblable dans les fables est à ses yeux une voie qui conduit à la vérité. Plus une allégorie tient du paradoxe et du prodige, plus il semble qu'elle nous avertisse de ne pas nous arrêter aux faits, mais de chercher attentivement ce qu'ils déguisent, et de n'avoir pas de cesse que la vérité, mise sous nos yeux par les dieux qui nous guident, n'ait initié ou pour mieux dire n'ait rendu parfait notre esprit ou ce qu'il y a en nous de supérieur à l'esprit, j'entends cette partie de l'Être unique et bon, que nous possédons d'une manière indivisible, ce complément de l'âme, confondu tout entier avec l'Être unique et bon, grâce à la puissance supérieure, communicative et souveraine de cet Être 2 . » Cela revient à dire, en termes beaucoup plus simples, que les sages et les philosophes sont invités par les dieux eux-mêmes à percer le sens des fables mythologiques, mais qu'à eux seuls est réservé le fruit caché sous l'écorce : quant à l'écorce elle-même, rude, grossière, souvent malsaine, elle demeure la seule pâture de la foule, des humbles, des petits, des ignorants, incapables de se désaltérer jamais au suc mystérieux et purifiant.
Telle est la religion personnelle de Julien : une religion de philosophes ; plus que cela : une religion d'initiés. La phrase obscure et emphatique par laquelle se