Ibid.; Hertlein, p
7. "Effxiv fivôpomo; ty»yr\ xP a> l JL ^ V7 l «wjwtl Ibid.; Hertlein, p. 237.
par la suppression de toutes ses exigences. Ils se flattent d arriver de la sorte à la ressemblance de Diogène, qui, « n'ayant ni cité, ni maison, ni patrie, pas une obole, pas une drachme, pas un esclave, pas même le biscuit qui suffisait à Épicure pour se croire aussi fortuné que les dieux, ne prétendit pas rivaliser de bonheur avec eux, mais se vanta d'être plus heureux que le plus heureux des hommes *. »
Tel est, selon Julien, le vrai cynique : l'homme de la nature, mais de la nature domptée par la complète soumission des instincts corporels à la royauté de l'esprit. Cependant, même dans la lutte contre le corps, dans le mépris pour ses désirs et ses besoins, il faut observer des limites : « un cynique ne doit pas être sans pudeur 2 . » Ce principe excellent n'empêche pas Julien, par une de ces inconséquences qui lui sont habituelles, de citer pour les absoudre quelques-unes des excentricités les plus malséantes et même un acte immoral de Diogène 3 . Mais il se montre sans pitié pour les imitateurs maladroits de l'impudent philosophe. Il compare ceux-ci à des bêtes fauves *. « Quand on veut être cynique, dit-il, il ne suffit pas de prendre le manteau, la besace, le bâton et la chevelure inculte, et de marcher comme dans un village où il n'y aurait ni barbier ni maître d'école, mais il faut prendre la raison pour bâton, la constance pour besace cynique : ce sont les vrais attributs de la philosophie. On aura licence de tout dire, quand on aura montré de quoi l'on est capable : ainsi firent, je pense, Cratès et