‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 220 sur 296 · Ibid.\ Hertlein, p · texte numérisé non relu

Ibid.\ Hertlein, p

Diogène 1 . » Julien est surtout impitoyable pour les cyniques qui se permettent de railler les faits mythologiques, et qui affectent des allures de libres penseurs; sur l'un d'eux roule tout entier un de ses discours, celui qui a pour titre : Contre le cynique Héraclius 2 , et auquel nous avons déjà fait quelques emprunts en étudiant la théorie de Julien sur l'interprétation des mythes.

Nous n'y relèverons, en ce moment, qu'un détail assez curieux. On a quelquefois appelé les cyniques : les moines mendiants du paganisme. Mais peut-être ignore-t-on que cette comparaison plus ou moins bonne a d'abord été faite par Julien. Il compare à des moines errants et vivant d'aumônes les faux cyniques auxquels il fait la guerre. Et il ne peut s'empêcher de dire que les premiers sont mieux vus du peuple que les seconds. « Eux, on les appelle, et vous, on vous chasse 3 . » Bien que les moines qu'il rapproche ainsi des disciples dégénérés de Diogène ne soient probablement pas parmi les plus réguliers 4 , et ne ressemblent par aucun trait à ceux pour lesquels saint Basile a écrit des règles si prévoyantes et si sages 5 , cependant l'aveu est précieux à retenir, et montre une fois de plus combien la popularité dont jouissaient les représentants, même imparfaits, de l'esprit chrétien excitait la jalousie du restaurateur de l'hellénisme.

Telle qu'elle est, avec des partis pris, des lacunes et

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