‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 226 sur 296 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. "A pouXoC(iT]v jxiv tjfotvtiriai icàvri). JFp. 9 ; Hertlein, p. 488.

Hais l'entreprise est trop difficile, et il se contente d'interdire à ses prêtres d'assister aux spectacles *.

Les théories de Julien sur l'abstinence sentent aussi fort peu le libre penseur. Elles se rattachent à ses observances religieuses. « Lequel des philosophes qui vivent le plus à l'étroit, dit Libanius, a jamais été aussi maître de son ventre? Lequel a su, comme lui, s'abstenir d'aliments divers, suivant le dieu dont il célébrait le culte, Pan, Hermès, Hécate, Isis et tous les autres? Lequel a supporté aussi joyeusement tant de privations de nourriture pour jouir du commerce des dieux 2 ? » C'est surtout à propos des mystères de la Mère des dieux et du culte d'Attis que Julien a été conduit à expliquer ces abstinences rituelles. Les initiés sont soumis, pendant le carême de Cybèle, à des règles très bizarres. On leur permet l'usage des légumes, mais non celui des graines et des racines : manger un radis est défendu. C'est un cas de conscience de savoir si, comme certaines gens le prétendent, il est licite de se nourrir des cosses qui enveloppent les graines : sont-elles assimilées aux graines ellesmêmes, ou doit-on les considérer comme des légumes? Même subtilité en ce qui concerne les fruits : pour des raisons mystiques, les initiés n'ont pasledroitde manger des oranges et des grenades : la question est douteuse pour les dattes, mais Julien la tranche par la négative. Défense aussi de manger du poisson, parce qu'on ne le sacrifie pas aux dieux et qu'il vit plongé dans les abîmes ; défense de manger de certains oiseaux, que l'on considère comme sacrés; défense démanger du porc, parce que

i. Fragment d'une lettre; Hertlein, p. 390.

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