Socrate, III, 2; Sozomène, V
novembre 361 *. Il ne pouvait choisir un plus mauvais moment, car, dès le 30 du même mois, Gerontius, préfet d'Egypte, annonçait officiellement à la population la mort de Constance 2 . Ce fut le signal d'un terrible soulèvement contre l'évêque impopulaire, dont le retour inopportun semblait braver l'opinion publique. La haine longtemps comprimée des païens fit explosion. Une foule furieuse s'empara de Georges et le jeta en prison. Le 25 décembre, au matin, elle l'en tira pour le massacrer. Son malheureux sort fut partagé par un haut fonctionnaire de Constance, le comte Dracontius, qui avait aussi excité le mécontentement des idolâtres. D'après un récit, Dracontius aurait pris part, avec Georges, à la construction d'une église, probablement substituée à un temple païen. D'après une autre version, celle d'Ammien Marcellin, il aurait, étant directeur de la monnaie, renversé l'autel placé dans ses ateliers. Après le massacre de Georges et de Dracontius, on transporta leurs corps à travers toute la ville jusqu'au rivage, celui de Georges placé sur un chameau, celui de Dracontius traîné avec des cordes : on les brûla ensuite 3 . Un autre