CHAPITRE II
Julien Tenait de passer cinq mois à Constantinople. On a vu comment ils avaient été remplis. Réorganiser la cour et réformer l'administration ; restaurer le culte païen, et le renouveler, lui aussi, par de profondes réformes; commencer, au sujet du christianisme et des chrétiens, une politique tolérante en apparence, dissolvante et provoquante dans les détails : telle avait été, pendant ce court laps de temps, l'œuvre par laquelle Julien avait entrepris de réagir, sur tous les points à la fois, contre la politique intérieure de Constance. Mais à l'extérieur il ne voyait guère autre chose à faire que de continuer les traditions de son prédécesseur. Celui-ci avait passé une partie de sa vie à guerroyer contre les Perses. Les meilleures pages écrites par Julien sont peut-être celleâ où il raconte les péripéties des campagnes, mêlées de succès et de revers, que Constance mena contre eux en 338, en 348 et en 350 ! . C'est le renouvellement de la guerre de Perse qui, en