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338 JULIEN A PESS1N0NTE ET A ANCYRE.

disposé à secourir Pessinonte, si ses habitants se rendent propice la Hère des dieux. Ceux qui, au contraire, les méprisent non seulement sont coupables, mais encore, chose triste à dire, encourront mon ressentiment. « Car je ne crois pas juste de montrer de la bienveillance ou de la pitié aux hommes qui haïssent les dieux immortels 1 . » Fais-leur donc comprendre que, s'ils désirent de moi quelque faveur, ils doivent venir tous ensemble 3 , en suppliants, devant la Hère des dieux 3 . »

Julien avait fait un long détour pour descendre à Pessinonte : remontant probablement par le même chemin, il regagna la voie qui menait à Ancyre. Cette métropole de la Galatie était encore, au milieu du quatrième siècle, une grande et florissante cité. Centre pour la province du culte de Rome et d'Auguste, elle montrait avec orgueil le temple célèbre, dont les murailles portaient la longue inscription où sont relatés les Gestes du premier empereur romain. Les ruines que Ton retrouve encore sur son territoire attestent le grand nombre et l'importance de ses édifices : « Je n'ai vu aucune ville, si ce n'est Rome et Athènes, — écrit un voyageur savant, — où s'offrent de tous côtés aux regards autant de vestiges de l'époque romaine *. » Il est à remarquer même que la proportion des inscriptions en langue latine y est beaucoup plus considérable que dans les autres cités des provinces asiatiques : ce qui indique l'importance du commerce entretenu par Ancyre avec l'Occident, et la multitude des

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