À m mien Marcellin, XX, 11 ; saint Athanase, Ad soliC
/ Ayant acheté ainsi l'amitié de l'Arménie, Constance quitta Césarée, et, suivant la voie qui traverse l'Anti- Taurus, se rendit à Hélitène ; de là il passa l'Euphrate à Samosate, et vint à É desse , où devait se faire la concentration de son armée. L'objet de la campagne était la reprise de Bezabde, conquise quelques mois plus tôt par Sapor. Après un assez long séjour en Osrhoène, les troupes romaines se mirent en marche. Passant devant les ruines d'Amide, que naguère ses soldats n'a* vaient pu défendre 4 , Constance fondit en larmes. On arriva à Bezabde. Le siège commença, et pendant plusieurs jours fut mené avec une véritable furie; puis, désespérant d'emporter la place de vive force, Constance résolut d'en faire le blocus : enfin, dérangé par de fréquents orages et des pluies continuelles, qui rendirent le sol argileux de la Mésopotamie intenable pour ses troupes, il se décida à s'avouer vaincu, par les éléments plus encore que par les hommes, et, battant en retraite, vint prendre ses quartiers d'hiver à Antioche 2 , à peu près au même moment où Julien, vainqueur des Attuaires, prenait les siens à Vienne.
Constance trouva à Antioche le préfet du prétoire de Julien, Florentius, qui avait, comme nous l'avons dit, quitté la Gaule sans être inquiété, malgré ses démêlés avec le César 3 . Constance écouta favorablement la relation que lui fit ce magistrat : puis il le nomma préfet du prétoire d'Illyrie, et, voulant lui donner une marque plus éclatante encore de son approbation, le choisit pour