Code Théodosien, XIII, m
la brillante littérature. Quand le rhéteur Harius Victorinus, vers le milieu du quatrième siècle, se présenta à l'église chrétienne et monta dans la chaire, comme devaient le faire les catéchumènes, pour y réciter le symbole de la foi et y faire profession de christianisme, les fidèles ne pouvaient en croire leurs yeux ni leurs oreilles, tant étaient grands l'étonnement et la joie à la vue d'une conversion si rare et d'un courage qui semblait héroïque. Les plus puissants des patriciens et du sénat romain , passionnés eux-mêmes pour le paganisme, en conservaient avec grand soin renseignement dans les chaires des rhéteurs païens. Cela dura tout le quatrième siècle *. »
Tel était le régime vraiment libéral sous lequel avait vécu et s'était développé renseignement dans le monde romain, depuis les plus lointaines origines jusqu'au milieu du quatrième siècle. A ce moment, la guerre contre l'Église a depuis longtemps cessé. Deux générations de princes chrétiens ont déjà occupé le trône des Césars. Les religions, autrefois ennemies, maintenant rivales, comptent un nombre à peu près égal de sectateurs. Qu'un tour de roue de la Fortune rendit pour un temps le pouvoir à un prince païen, son intérêt, l'intérêt de la cause qui avait ses préférences, devait être de maintenir cette trêve, en gardant aux représentants lettrés des deux cultes l'aiguillon d'une salutaire concurrence. La conduite tenue par Constantin, malgré l'enivrement de la