Arnobe, Adv. nat., II
3. Acta disputationis Archelai (Rome, 1696), p. 10. Cf. Les dernières persécutions du troisième siècle, 2* édit., p. 282.
Ni Constantin ni Constance ne se montrèrent plus intolérants. Sous leur règne, les païens Jamblique, Ëustathe, Edesius, enseignent librement à Éphèse ou à Pergame les doctrines du néoplatonisme. Les deux frères du néoplatonicien Maxime, Claudien et Nymphidien, professent, l'un, la philosophie à Alexandrie, l'autre, la rhétorique à Smyrne. Aminus, le père du sophiste païen Himère, est rhéteur en Bithynic; Himère suit la même carrière en Attique et en Béotie. Les deux Patera, descendants d'une famille de druides, et gardant comme un titre de noblesse les traditions du paganisme national, professent successivement la rhétorique à Bordeaux. Le célèbre sophiste Themistius jouit de la faveur de Constance, dont il prononce deux fois le panégyrique, et qui, après l'avoir nommé sénateur de Constantinople, lui fait ériger une statue à Rome. Libanius, païen déclaré, poursuit, k Nicomédie, la brillante carrière commencée à Constantinople, et est même rappelé dans cette ville par un ordre de l'empereur pour y continuer son enseignement. Le Code Théodosien contient une loi rendue par Constantin en 321 , qui punit très sévèrement quiconque injurie ou moleste les médecins, grammairiens ou professeurs 1 ; son savant commentateur, Godefroy, suppose que Constantin les veut protéger contre la mauvaise humeur des habitants qui, dans certaines villes, surtout en Orient, où le christianisme était devenu dominant, voyaient d'un œil peu bienveillant cette classe d'hommes, composée presque partout de païens obstinés. « Sous les premiers empereurs chrétiens, ditM.de Rossi, les professeurs de l'art oratoire étaient très attachés au paganisme, dont ils enseignaient