‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 30 sur 296 · Ibid. y p · texte numérisé non relu

Ibid. y p

blement. L'attitude de plus en plus décidée et hostile de Julien rend celle-ci désormais inévitable, et il est visible qu'elle va éclater à brève échéance.

Dans l'antiquité comme de nos jours, l'argent est le nerf de la guerre. Il fallut, de part et d'autre, recourir à des mesures financières préalables. A en croire Julien, sa popularité était alors si grande en Gaule, que tous les habitants de cette vaste contrée firent une souscription pour lui venir en aide 1 . Probablement y a-t-il beaucoup à rabattre de cette assertion ; mais il est vraisemblable que les partisans les plus déclarés du César s'imposèrent volontairement, afin de mettre à sa disposition les sommes nécessaires à une expédition lointaine. Julien ne s'en contenta point : il demanda aussi des subsides, « beaucoup d'or et d'argent, » aux nations barbares qu'il avait vaincues' 2 . Restait à augmenter son armée, et aussi à pourvoir au service des nombreuses garnisons qu'il était nécessaire de laisser dans un pays aussi exposé que la Gaule aux incursions du dehors. Julien accepta des enrôlements volontaires 3 : à la même date, probablement, doit être rapportée une mesure dont parle Libanius, sans en marquer l'époque précise. Julien, raconte ce panégyriste*, rappela sous les drapeaux d'anciens soldats de Magnence, qui avaient été cassés de leurs grades ou licenciés après la défaite de celui-ci, et dont

1. Ke/.toi {iiv yàp o$to> \lz Si* Ô[aoi<$t7)T<x Tptacov Tjyflcirïiàav, ûote &T6X|Mj<7av où/ &7c).a jjlovov ûrcèp è\Lov /aêsïv, alla xal xpiQjiatTa èStoxav izoXka. Julien, Misopogon; Hertlein, p. 465.

2. 'Or,8iïv Seïv IOvt) te irpoa/aêeîv xà SuvocTaftotTa xal -/pYipurccov icâpouç ôixouoTctTcov il &pyvp€i(i)v xoti xpuaci'wv. Julien, Ép. au sénat et au peuple d'Athènes; Hertlein, p. 369.

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