‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 70 sur 296 · Libanius, Epitaphios Juliani; Reiske, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Libanius, Epitaphios Juliani; Reiske, 1. 1, p

2. Ammien Marcellin, XXI, 12. — Saint Grégoire de Nazianze rappelle aussi combien Julien, môme devenu seul empereur, eut de mal à s'emparer de cette place : xal yàp ^Srj xb xpito; i/.ovtt, tô xp«Tfj<rai Taûxrjç où juxpôv ëpYov i^évexo. Oratio IV, 43.

chance de devenir contagieux, et Ton pouvait attendre sans inquiétude le moment où ceux-ci consentiraient à être détrompés. Assuré désormais de ne rencontrer devant lui aucun obstacle, Julien sortit triomphalement de rillyrie. Son armée suivit, enseignes déployées, le défilé du Pas de Sucques, et parcourut sans arrêt la longue voie romaine qui coupait toute la Thrace en ligne droite 1 . Julien jouissait avec délices d'une sensation de sécurité, qui était pour lui toute nouvelle. « Nous vivons, nous sommes sauvés, grâce aux dieux 1 écrit-il en route au chambellan Euthère. Offre-leur pour moi des actions de grâces. Tu sacrifieras, non pour un seul, mais pour l'universalité des Grecs. Si tu as le temps de venir jusqu'à Constantinople, j'attacherais un grand prix à ta présence 2 . » On remarquera, dans cette lettre, que Julien parle déjà au nom de « l'hellénisme, » et considère sa victoire non comme une victoire personnelle, mais comme celle d'une cause et d'un parti. Cependant il sentait encore le besoin de l'affermir. Au milieu même de la rapidité de la marche, il se préoccupait de l'opinion publique. Il tenait à se justifier de toute pensée d'usurpation et de toute hostilité préméditée contre Constance. Il s'efforçait de rejeter sur celui-ci la responsabilité d'une entreprise heureusement terminée par la faveur des dieux, mais dans laquelle lui, Julien, tout en prenant l'offensive, n'avait fait en réalité que se défendre. Tel est le thème développé dans une autre lettre, adres-

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