Saint Grégoire de Nazianze, Oratio V, 1G
LA MORT DE CONSTANCE. 9t
débarque à Constantinople, toutes les troupes prirent les armes. Julien, revêtu de la pourpre, mais sans diadème, suivit à pied le cortège jusqu'à l'église des Saints- Apôtres. On y célébra, à la lueur des torches, un office solennel, qui dura toute la nuit. Puis le corps de Constance fut placé dans le mausolée impérial, que lui-même avait construit pour son père, et où avait été, l'année précédente, déposée l'impératrice Eusébie 4 . Le sénat lui décerna les honneurs de l'apothéose : il fut compté parmi les divi 2 . Julien ne songea point à s'offenser de cet hommage posthume. Malgré sa dévotion pour toute idolâtrie, il prenait peu au sérieux les apothéoses impériales, et prétendait qu'elles fabriquaient des dieux comme les faiseurs de jouets fabriquent des poupées 3 .
1. Saint Grégoire de Nazianze, Oratio V, 17; Libanius, Epitaphios Juliani; Mamerlin, GraL actio / Philostorge, VJ, 6; Zonare, XIII; Ced remis, éd. Bonn, p. 529.
2. Eutrope, Brev.,X, 15; Symmaque, Relat. III (Ad. Seeck, p. 281); Orelli, Jfwcr.,1104; Eckhel, Doctr. numm. vet., t. VIII, p. 463.