‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 86 sur 296 · Ammien Marcellin, XV · texte numérisé non relu

Ammien Marcellin, XV

4. '0 Ôioïç èxôpà; àvîpôfuvoç. Ép. au sénat et au peuple d'Athènes, 6 (Herllein, p. 353).

auraient mérité la mort 4 . » Ce qui console le rhéteur, c'est que les exilés seront privés du droit de parler en public, privation qui, à ses yeux, est le pire des châtiments. « Au moins, dans les lies où on les relégua, ont-ils appris à tenir leur langue 2 ! » Les gens de bonne foi et de sens rassis apprécièrent autrement tous ces faits. Ils en reçurent une impression tantôt indignée, tantôt pénible. C'est encore Ammien, ce représentant si exact de l'opinion moyenne, qui nous Ta fait connaître. Aux fortes expressions que nous lui avons déjà empruntées à propos de quelques causes particulières, il convient d'ajouter ce jugement d'ensemble : « Le tribunal, dit-il, se laissa emporter par la passion. Il dépassa les bornes du bon et du juste, excepté dans un petit nombre d'affaires, où les accusés étaient vraiment de grands coupables 3 . »

A peine la cour de Chalcédoine s'était-elle dispersée, qu'un de ses membres était appelé à prononcer, contre d'autres accusés, une nouvelle sentence. Comme préfet du prétoire d'Italie et d'Illyrie, Mamerlin eut à juger les auteurs et les complices de la rébellion d'Aquilée 4 .

On se souvient qu'à l'heure où expira Constance, Aquiléc résistait encore, et combattait pour la cause de celui-ci, que ses habitants et ses défenseurs persistaient à regarder comme leur souverain légitime. On se souvient aussi que les uns et les autres considérèrent comme une fausse nouvelle l'annonce de sa mort 5 . Dès

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