‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 92 sur 296 · Libanius, Epitaphios Juliani · texte numérisé non relu

Libanius, Epitaphios Juliani

4. « Non ut pbiloflophus indagand» veritatis professor. » Ammien Marcellin, XXII, 4.

5. « Laudari enim poterat, si saltem moderatos quosdam, licet paucos, relinuisset, morumque probitate compertos. » IbicL — Si l'indication chronologique donnée par leur Passion est exacte, et si les grandes lignes de celle-ci doivent, malgré ses défauts, être conservées, les célèbres martyrs de Rome, Jean et Paul, dont le P. Germano a si heureusement re-

Une conséquence de condamnations si nombreuses fut l'acquisition de biens immenses, qui devinrent l'apanage du fisc, c'est-à-dire du trésor du prince. La fortune des condamnés lui était dévolue. Constance, par des lois de 356 et 357, signées de lui et de Julien, avait restreint cette peine accessoire aux seuls crimes de lèsemajesté et de magie *. Hais, par une loi de 358, portant également son nom et celui du César, il avait supprimé presque aussitôt cette restriction, et restitué au fisc toute sa proie 2 . Dans une seule circonstance, Julien eut la pensée d'atténuer ses rigueurs : on a vu que, obligé de donner satisfaction à l'opinion publique, il rendit à la fille d'Ursule une partie des biens de son père 3 . Hais, pour tous les autres cas, il songea plutôt à aggraver la législation de son prédécesseur. Tant de condamnés, par conséquent tant de familles dépouillées de leurs biens, tombant tout à coup du luxe et de l'opulence dans la plus noire misère, avaient ému beaucoup de gens. Des amis de toute condition, riches ou pauvres, peut-être d'anciens serviteurs, avaient aidé à dissimuler une partie de l'avoir, soit des accusés punis par la cour de Chalcédoine, soit des Césariens proscrits. Par une loi du 26 mars 362, adressée au trésorier Félix,. Julien punit comme un crime ces actes d'humanité. « Quelques-uns, dit-il, cachent avec scélératesse les

trouvé la maison et le locus martyrii, étalent de ces palatins. On vient de voir (p. 106) qu'il y en avait à Rome. Cf. Germano di S. Stanislao r la Casa celimontana dei SS. martiri Giovanni e Paolo (Rome, 1894), et l'analyse que j'ai donnée de ce livre dans Études d'histoire et d'archéologie, p. 159-220.

Page 1