‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 91 sur 296 · a Omnes omnino qui sunt, et qui esse possunl. » Ibid · texte numérisé non relu

a Omnes omnino qui sunt, et qui esse possunl. » Ibid

assis à la table de Constance » que Julien fit « saisir et jeter dans des fosses, où ils sont morts sans laisser trace de leur trépas '. » Si ces « barbares » sont des palatins, il y aurait eu dans leurs rangs des exécutions sanglantes. Mais peut-être ces paroles ambiguës font-elles allusion à d'autres exécutions, celles que commanda le tribunal extraordinaire réuni à Chalcédoine. Dans son premier discours contre Julien, saint Grégoire de Nazianze rappelle l'épuration du palais, en termes qui laissent supposer des condamnations capitales. « Julien, dit-il, changea toute la cour, les uns ayant été d'abord mis à mort, les autres ayant été éloignés ou chassés 2 . » Libanius parle seulement d'expulsions 3 . Ammien Harcellin ne s'explique pas clairement ; mais il s'exprime avec sévérité, quand il dit que, dans toute cette affaire, Julien « ne se conduisit pas comme un philosophe qui ne recherche que la vérité 4 . » Et il le blâme nettement de n'avoir pas distingué entre les palatins, mais de les avoir disgraciés en bloc. Julien « eût agi d'une manière digne de louange, s'il en avait conservé quelques-uns, car il y avait parmi eux une minorité recommandable par la modération de sa conduite et l'honnêteté de ses mœurs 5 . »

1. Julien, Ep. 25; Herllein, p. 513. Voir, au sujet de cette lettre, Cumont, Sur ï authenticité de quelques lettres de Julien, p. 20.

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