Code Théodosien,yi> xxix
la sécurité de l'État étaient exposées à souffrir d'une réforme qui aurait eu besoin au moins de n'être pas précipitée. Mais Julien mûrissait rarement ses décisions. Le coup dut être rude aux intéressés, car on voit qu'ils cherchèrent tous les moyens de recouvrer leurs emplois supprimés. Deux employés de police (agentes in rébus), désespérés de leur destitution, vinrent trouver Julien, lui offrant, s'il voulait leur rendre un grade dans « la milice palatine, » de lui découvrir la retraite de l'ancien préfet Florentius, condamné à mort par les juges de Chalcédoine. L'offre était audacieuse : la manière dont la reçut Julien lui fait honneur. « Vous êtes des délateurs, dit-il aux agents. 11 serait indigne d'un empereur d'employer la ruse pour connaître le lieu où se cache, par crainte de la mort, un homme auquel on fait une sorte de grâce en ne cherchant pas à le trouver 1 . »
Les réformes opérées par Julien dans les divers emplois palatins ne paraissent pas avoir produit sur l'opinion publique tout l'effet qu'il en attendait. Elles excitèrent des sentiments mélangés. Les uns approuvèrent : un plus grand nombre blâma, disant que, par une affectation de simplicité, le nouvel Auguste dépouillait la dignité souveraine de l'éclat extérieur dont elle a besoin pour s'imposer aux foules 2 . D'ailleurs, il en fut de ces réformes comme de tout ce qui est hâtif et mal conçu. Julien fut vite obligé de rétablir les services qu'il avait désorganisés. On trouve des lois de lui, accordant des privilèges aux employés de la secrétairerie impériale 3